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Le film du jeudi

Un grand film pour un grand écran, c’est le principe du film du jeudi,
deux fois par mois à La Cinémathèque de Toulouse.

L’Ami retrouvé (Reunion) | Jerry Schatzberg

1988. France / RFA / Grande-Bretagne.
110 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Jason Robards, Christien Anholt, Samuel West, Françoise Fabian, Barbara Jefford
New York, 1988. Henry Strauss part pour l’Allemagne, qu’il avait quittée en 1933 à l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Il se souvient de son adolescence, de Konrad von Lohenburg, un jeune aristocrate avec qui il s’était lié d’amitié, avant qu’il ne découvre l’antisémitisme de sa famille. D’après le roman de Fred Uhlman, sur un scénario d’Harold Pinter.

Séance suivie d’une intervention d’Ophir Lévy

Ophir Lévy a consacré sa thèse d’histoire du cinéma à la question de la lente sédimentation, de 1945 à nos jours, d’un imaginaire confus et obsédant de la déportation et du génocide des Juifs ainsi qu’à la migration intempestive de ses principaux motifs dans des films contemporains n’ayant pourtant aucun lien avec la Seconde Guerre mondiale.

En partenariat avec le Mémorial de la Shoah à l’occasion de la journée de formation « Génocides, Shoah et racismes : approches scientifiques, pédagogiques et civiques »

> Jeudi 19 novembre à 21h

Profession : reporter (Professione : reporter) | Michelangelo Antonioni

1974. Italie / France / Espagne. 124 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Jack Nicholson, Maria Schneider

Quête existentielle antonionienne. L’histoire d’un photographe rongé par le mal de vivre qui prend l’identité d’un homme mort qui lui ressemble étrangement. Désormais, il s’appellera Robertson et tente une nouvelle vie… « L’histoire de Profession : reporter fait tout d’abord penser à Feu Mathias Pascal de Pirandello. Mais Pirandello veut démontrer, de façon sarcastique et paradoxale, que l’identité est un pur phénomène social, c’est-à-dire que nous existons dans la mesure où les autres reconnaissent notre existence ; alors qu’Antonioni semble penser juste le contraire ; que nous existons, ne serait-ce que comme un nœud de souffrances, aussi et surtout hors de la société. » (Alberto Moravia)

> Jeudi 3 décembre à 21h

Contes cruels de la jeunesse (Seishun zankoku monogatari) | Nagisa Oshima

1960. Japon. 96 min. Couleurs.
Numérique DCP. VOSTF.
Avec Yusuke Kawazu, Miyuki Kuwano
Un des tout premiers films d’Oshima plus connu pour L’Empire des sens ou Furyo. Un film de la fracture. Celle de la jeunesse avec la génération de la défaite qui la précédait. Celle du cinéma du désir contre les studios. C’est l’éclosion de la nouvelle vague nippone.
Une explosion plutôt. Et Oshima en est le détonateur. Le sexe et la politique. Le sexe et l’apolitique. Un Bonnie and Clyde juvénile filmé caméra au poing. Deux jeunes paumés qui se sont rencontrés dans la violence, Kyoshi et Makato, s’unissent dans la révolte contre tout et tous. Rackets, coups bas et effet boomerang. Une ballade sauvage impeccablement maîtrisée.

> Jeudi 17 décembre à 21h

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